écouter l'album

L’album est actuellement en écoute à au Furet du Nord de Lille.

PDF

Texte de présentation
de l'album au format PDF.

 X
/01 Ouverture
Ce titre est disponible dans la version Digipack et dans la version téléchargeable de l'album.

/02 Comment devient-on un gens ?
Comment devient-on un gens ?
Est-ce une question de temps ?
Ou de tempérament ?
Comment devient-on un gens ?
Un gens qui fait partie des gens qui pensent qu’ils font partie des gens différents des gens qui comme les autres gens pourtant n’ont rien de différent.

Comment devient-on un gens ?
Est-ce inné d’être un gens ?
Ou est-ce un accident ?
Comment devient-on un gens ?
Un gens qui comme tous les gens bien-pensants répète à ses enfants « si tu fais bien tout comme j’te dis un jour toi aussi tu deviendras grand » et tous les autres boniments que leur ont transmis leurs parents.

Comment devient-on un gens ?
Est-ce une question de temps ?
Ou de tempérament ?
Comment devient-on un gens ?
Un gens qui va l’été comme tous les ans voir un pote négociant qui connaît un p’tit récoltant qui te fait du vin à prix coûtant […] puis qui s’en va nager dans l’océan comme sur les dépliants.

Comment devient-on un gens ?
Est-ce inné d’être un gens ?
Ou est-ce un accident ?
Comment devient-on un gens ?
Car moi au milieu de ces gens souvent j’ai froid et je me sens seul […] alors j’vais l’dire à ma mère ; mais quand je parle de ça à ma maman elle me dit « tu n’es qu’un garnement, qu’ai-je fait au bon dieu pour avoir pareil enfant ». Alors je saurai jamais comment on devient un gens, tant pis.


/03 Garçon manqué
Je suis un garçon manqué
Une erreur
De forme s’est glissée
Par erreur

On a bien tenté de me redessiner les traits au scalpel
Rien n’y fait ni n’y fera jamais je ne serai belle

Je suis un garçon manqué
Une erreur
De forme s’est glissée
Par erreur

Je joue de tout
Mais tout est joué
Et je m’échoue
A mes côtés

Je suis un garçon manqué
Une erreur
De taille s’est glissée
Par erreur

Le torse glabre et galbé d’un jouvenceau nu m’émeut
J’ai les flancs adipeux les épaules velues, qui en veut ?

Je suis un garçon manqué
Une erreur
De taille s’est glissée
Par erreur

Parfois j’ai foi
En moi, j’y crois
Mais pas au fond
Je crois, tu vois

Je suis un garçon manqué
Une erreur
J’ignore où, s’est glissée
Par erreur

Je jette à vos pieds mes ailes bigarrées de perroquet
Et m’en vais baiser des anges à défaut d’en être aimé

Fini les leurres
Et leurs lazzis
Un homme voilà
Ce que je suis

Je suis un garçon manqué
Une erreur
Fatale s’est logée
En plein coeur

/04 Je Tu
Je tu
Etrange jeu
Tu es qui toi ou moi ?

Tutu
Entre dans la danse
Etrange émoi

Quels liens nouons-nous ?
Qui est-on entre nous ?

IL est îLe
ELLe est aiLe
Qui est-on ?

On est là
On joue de nous
A vous

(silence)

Vous c’est tu ?
Tu es vous ?

  Je tue
Etrange je
Tuer qui toi ou moi ?

Tu tues
Entre dans la danse
Etranger moi ?

Quel lien nous-on-nous
Qui est « on » entre nous ?

IL est iL
ELLe est eLLe
Qui est « on » ?

« On » naît là
« On » joue de nous
Avoue !

(silence)

Vous s’est tu
Tuez-vous !



Mais je reviens à nous

Debout
Genoux à terre
C’est du passé
Cours, décolle

  Deux bouts
Je nous à terre
C’est du passé
Cour d’école

/05 Le mausolée du temps
Tout était vrai tu sais, le faux le laid, les évidences et leurs contraires
J’ai même passé des jours entiers à maudire ma mère
Tu vois, les vérités sont éphémères

Car le passé est une obole au temps
et je ne veux plus souffrir à présent
d’inutiles regrets
de mortes amours
de rêves abîmés
de peut-être un jour

Mais si le temps passé baigne encore
dans la vasque d’une clepsydre alors
j’extirperai jusqu’à la dernière
seconde morte et je broierai
un à un ces clous et ces fers
et je les saupoudrerai
dans les flammes renaissantes
d’un présent cautérisé
l’autodafé d’acescentes
amertumes surannées

Je bâtirai
pour mes amants
le mausolée
du temps

/06 Le sourire d’un garçon
Parfois je pleure
J’ai peur du soir du lendemain
De pleurer encore
De peur du soir du lendemain
Et cætera
Et cætera

Et puis…

Le sourire d’un garçon
Pour un oui pour un non
Sans demain sans raison
Un sourire tout con
Un sourire de garçon
Qui dit rien qui en dit long
Pour de vrai pour de bon
Un sourire tout con

Encore un jour de pluie, c’est la vie,
Et même si c’est celle que j’aurais choisie
J’aurais voulu aimer noël
Et je compte les heures
Combien m’en reste-t-il ?
Entre l’espoir et la peur
Une question : où est-il ?

Et ce soir j’ai peur
Ce soir encore j’ai peur
J’ai peur du soir du lendemain
De pleurer encore
De peur du soir du lendemain
Et cætera
Et cætera

Et puis…

Le sourire d’un garçon
Pour un oui pour un non
Sans demain sans raison
Un sourire tout con
Un sourire de garçon
Qui dit rien qui en dit long
Pour de vrai pour de bon
Un sourire tout con

Et sans main sans modèle
Je poursuis mon dessein
Même vos amours les plus belles
Ne me disent rien

Car un jour j’ai vu le sourire d’un garçon
Un sourire tout con

Un sourire d’un garçon
Pour un oui pour un non
Sans demain sans raison
Un sourire tout con
Un sourire de garçon
Qui dit rien qui en dit long
Pour de vrai sans raison
Un sourire tout con

Hi hi hi

/07 Bibou

Mékonlégendonka Minélodicéfou
Tu vois, Bibou, on n’est plus rien du tout.


/08 The Portrait Of Dorian Gray

Oh! What a beautiful melody!
It sounds like a little symphony!
I’d like to thank all the people for giving me this inspiration,
This song is like a dedication.

Ho! What happened to my melody?
It sounds suddenly so ugly!
I suggest that it’s destiny to lose our beauty day after day
Just like the portrait of Dorian Gray.

/09 Vœux funebres
C’est quand je t’aime que j’me trompe
Et c’est quand j’te trompe que tu m’aimes
Il est grand temps que je rompe
Pour voir enfin où m’emmène
La vie quand elle est sans toi
Avec un autre entre mes bras
La vie sans toi mon amour
Ma vie sans toi sans amour

Aimons-nous comme morts
Enterrons-nous
On n’attend rien
D’un amour mort
Puis repaissons-nous de cochonnailles
Et fêtons ensembles nos funérailles

Pour les tiennes c’est promis, je laisserai mon ego de côté ; je dirai tu, il, ou bien elle, ou encore Maman si c’est ma mère ; je dirai ver pour verre ou coup pour coût, et j’appellerai minou ton chat si ça peut faire plaisir à ton père. Je dirai : « non » ou bien « oui », c’est selon, et j’apporterai des pistaches au salon. Les gens diront que tu étais gentil, et poli, ils me diront « tu as eu de la chance d’avoir un ami comme lui »… Quelle bande de cons…

C’est quand je t’aime que j’me trompe
Et c’est quand j’te trompe que tu m’aimes
Il est grand temps que je rompe
Pour voir enfin où m’emmène
La vie quand elle est sans toi
Avec un autre entre mes bras
La vie sans toi mon amour
Ma vie sans toi sans amour

Aimons-nous comme morts
Disparaissons
Nous aimons les morts
Parce qu’ils sont morts

Nous embrasserons-nous au travers du linceul ?
Embrassons-nous, je t’aime encore.
Quand j’aurais fini d’étouffer sous les gerbes grotesques jonchant le cénotaphe, j’irai vous voir pleurer votre macchabée bien aimé gerbant vos épitaphes. Les gens diront que j’étais gentil et poli, ils te diront « tu avais de la chance d’avoir un ami comme lui ». Toi, tu serviras des pistaches au salon, tu diras « oui » ou bien « non », c’est selon, quelle bande de cons. Mais avant de partir, pour de bon cette fois, je serai là, et dans un ultime chagrin, j’écorcherai cette pute qui te tiendra la main.

C’est quand je t’aime que j’me trompe
Et c’est quand j’te trompe que tu m’aimes
Il est grand temps que je rompe
Pour voir enfin où m’emmène
La vie quand elle est sans toi
Avec un autre entre mes bras
La vie sans toi mon amour
Ma vie sans toi sans amour.

/10 Trop tard
J’ai tranché et j’ai fui

Mais du pourpre giclant de vaisseaux déchirés
Aux remous vermillons sourdant noir des saignées
Heureux, j’ai vu voguer, tanguant, gaies comme on danse,
Mille bribes brisées de la plus pure essence.

Car oui parmi les leurres que charriaient les flots
Filaient d’indomptables ingénus en radeau,
Mille fragments brisés d’une vieille jouvence
M’irradiant à nouveau d’évidente évidence.

J’ignore encore si c’est d’Eden ou d’Achéron
Qu’affluaient ces courants de sève et de poison,
Mais je sais qu’en leur sein se déversait le lait
D’une enfance perdue que j’avais retrouvée.

Mais j’ai tranché
Et j’ai fui,

Mais toi mon amour,
Echoué sur une berge ou perdu entre deux rives,
Tu existes encore.
Alors vis.

/11 La porte

Il pleut derrière la porte
Elle peut rester fermée
Il a froid peu importe
C’est l’hiver plus d’été

Il pleure derrière la porte
Et qu’elle reste fermée
Il est seul mais qu’importe
Les roses sont fanées
A jamais

C’est derrière cette porte
Mais qu’on la ferme à clé
Qu’il sait que l’on emporte
Dans sa dernière escorte
Celui qu’il a aimé
En secret

Mais pourtant cette porte
Il sait qu’elle s’ouvrira
Et c’est dans la cohorte
Que pour la première fois

Il lui dira « je t’aime »
Personne ne l’entendra
C’est dur de dire « je t’aime »
A quatre planches de bois

/12 Procession solitaire

Je jouis où gît un thon
Une dinde, dingue daine
Gageant d’un jet du jonc
Mon dédain pour feu ta gueule dondaine

/13 ...
Ce titre est disponible dans la version Digipack et dans la version téléchargeable de l'album.