JEANCRISTOPHE

One man show ? Concert ? Performance théâtrale ? JEANCRISTOPHE nous invite à le suivre dans un spectacle fantasmagorique où on l'accompagne volontiers. Car s'il nous bringuebale hors des sentiers battus, on ne craint pas de se perdre pour autant : on se laisse plonger dans un conte aquatique aux décors surréalistes, on visite les geôles vaticanes au son du tambour, on relit Rimbaud, on chante à tue-tête d'entêtants refrains, avant d'être saisis par l'émotion brute d'une chanson épurée au piano, on se surprend à participer de plein gré à une farandole ou à jouer du klaxon..., mais, on le sent, ces périples gigognes ont du sens. Et quand « Merci la vie » ponctue le dernier tableau, on réalise que chacun d'entre eux constituait une étape quasi initiatique pour y accéder.

Dès son premier album, JEANCRISTOPHE s'est distingué par sa singularité, son « inclassibilité ». C'est évidemment encore le cas ici. Certains se sont pourtant essayés à le référencer : « Prenez de l'extravagance à la Didier Super, de la subversion à la Pasolini, et une bonne dose de la tendresse du pays de Candy, saupoudrez d'un peu tout ce qui vous passe sous la main, mixez : voilà probablement la recette du cocktail dont l'artiste s'est abreuvé pour créer ce spectacle, résolument nouveau ! ». L'intéressé s'est contenté de commenter « si des gens le disent, c'est que ça doit être un peu vrai ».


ENVOYEZ-MOI LA GARDE SUISSE