Dos au mur


Voici quelques dessins de Francis Deschodt
dans cette galerie.
Dos au mur est un conte, une histoire de l’histoire d’Oscar, une histoire de garçon, une histoire d’enfant perdu, une histoire d’enfant retrouvé… une histoire qu’Oscar va découvrir en même temps qu’il l’écrit… une histoire qui commence comme ça :

« bonjour… l’histoire … enfin c’est pas tout à fait une histoire… c’est des tranches de vie… enfin vous verrez… tranche de vie, c’est nul… c’est pas beau à dire, et puis ça fait charcuterie… enfin, ce que vous allez lire pourrait ne jamais avoir été écrit… puisque l’auteur n’existait pas … en fait, si… enfin… en fait, je lui ai donné 33 ans… c’était plus simple… et puis… enfin non… voilà… bonne lecture… »

J’ai une infinie tendresse pour celui (ceux) qui a écrit ce bouquin, et c’est pour lui probablement que j’ai fait la démarche de l’envoyer à quelques éditeurs (cinq), au cas ou… Les éditions de l’officine m’ont fait part de leur intérêt pour ce manuscrit et de leur souhait de le publier, dans le cadre de leur collection « santé et handicap ». J’ai hésité, et puis j’ai dit «oui».
J’ai néanmoins un rapport très tendu avec ce livre : je le déteste, la plupart du temps, même si j’y trouve parfois des évidences tellement fulgurantes que j’ai soudain l’impression que c’est le livre qui manquait au monde.
C’est en tout cas ce livre qui m’a permis de naître, et qui lui a permis de mourir, même si je ne sais pas vraiment si l’enterrement a eu lieu. Ce livre me délestera aussi probablement d’une histoire que je ne veux plus raconter.



Pour la couverture de ce livre, j’avais demandé à Francis Deschodt, peintre dont j’avais été touché par la manière d’exprimer la fusion des différents «soi» dans un corps, s’il acceptait de peindre ou dessiner ce que lui inspirerait la lecture de cet objet littéraire. Il a réalisé cinq dessins (ci-dessous). Je l’en remercie infiniment, pour le geste, bien sûr, mais aussi pour cette expérience troublante de voir se projeter dans une contemplation instantanée des années de vie.

Par ailleurs, j’ai fait imprimer pour moi des jaquettes afin de couvrir la quatrième de couverture et d’y mettre un texte de mon choix : l’éditeur souhaitait voir apparaître un élément de l’histoire, un élément que je ne veux pas révéler par d’autres mots que ceux du livre. Je comprends son point de vue, peut-être comprend-il le mien, tout cela importe évidemment très peu à la marche du monde.

Dos au mur est publié aux éditions de l’officine. Il est généralement disponible en librairie, mais vous pouvez le commander via ce site.